Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La contestation prend de l'ampleur et Sarko se retrouve face à une foule de mécontents qui ont pris prétexte de sa réforme des retraites (très mal fichue au demeurant) pour lui faire savoir que, pour reprendre une formule qu'il croyait adroite: "ça commence à bien faire". Au-delà des retraites, c'est toute la Sarkozie qui vacille.
Et pourtant, que de conseillers l'ont assisté pour l'aider à amener le pays dans la panade où il se trouve! Tous plus diplômés, pontifiant, décorés, propres sur eux et bien dégagés autour de oreilles les uns que les autres mais surtout loin, très loin du peuple.
Et voilà le travail! Ce qui d'après notre président ne serait pas si grave s'il ne sentait pas que son fauteuil commence à lui chauffer le fondement.
2012 n'est pas si loin, trop près pour redresser la barre au dire de certains qui se demandent s'il va même pouvoir y arriver.
On en est à dénombrer les manifestants, à faire la liste des UMP qui prennent du recul, à espérer qu'aucun lycéen ne se retrouvera à l'hôpital, qu'aucune vitrine ne sera brisée ni aucune voiture brûlée par des "éléments incontrôlés", que l'on ne sera pas obligé, comme en 68 à Nanterre, de compter sur la CGT pour "calmer" les étudiants.
On en est surtout à espérer que l'hiver sera précoce et que le temps, mieux qu'une négociation, rafraîchira les ardeurs revendicatives et videra les rues.
C'est pourquoi, parmi tous les conseillers, il y en a un qui doit être encore plus consulté que les autres: le conseiller météo.
Comment? Il n'y a pas de conseiller météo?
Il en faudrait un: c'est le seul espoir qui reste.