Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Pendant que le monde entier roule sur la jante mais pied au plancher, les médias de ce même monde ont construit des estrades, mobilisé des satellites, dressé leurs antennes, fourbi leurs objectifs et tendu leurs micros devant le puits de secours dont sortent les mineurs chiliens (tant mieux pour eux).
Là où ça pousse un peu, c'est qu'on essaie de nous passionner pour ce qui n'est qu'un fait-divers alors que des guerres se prolongent un peu partout, que des otages sont retenus et quelquefois égorgés par des fanatiques, que des attentats sont commis, que des illuminés promettent de faire pire que ce qu'ils ont déjà accompli et qu'un milliard d'êtres humains souffre de la faim.
Même France-Inter ("de notre envoyé spécial") qui poussait le ridicule jusqu'à ouvrir son bulletin d'informations de la matinée sur la remontée à l'air libre du premier rescapé.
Et tenez-vous bien!
Il s'appelle Felicio. Etonnant non?
Et encore plus fort: il a trente-et-un ans!
Ça, c'est du journalisme, coco! Tu n'as pas volé ta carte de presse.
Continue comme ça et tu pourras postuler chez "Gala".