Selon le document diffusé à l'occasion de la troisième Conférence de l'ONU sur la réduction des risques de catastrophes qui débute aujourd'hui à Genève, les conséquences économiques liées aux catastrophes ont triplé ces quarante dernières années, passant de 525,7 milliards de dollars à 1580 milliards.
Si certaines catastrophes sont réellement "naturelles" et donc inévitables (séismes, tsunami par exemple), beaucoup (sécheresses, inondations, cyclones) sont imputables à l'activité humaine (pollution, réchauffement climatique).
"Le risque de perte de richesses lié aux désastres augmente aujourd'hui plus rapidement que la vitesse à laquelle ces richesses sont créées", prévient le coordinateur du rapport, Andrew Maskrey.
Les économistes oublient que les catastrophes naturelles ont aussi des conséquences sur les êtres humains et sur l'environnement. Et qu'il est difficile de donner l'équivalent en dollars de la vie humaine ou de la Nature.
Mais on peut compter sur eux pour se rattraper: la rareté d'un bien déterminant sa valeur, il y en aura certainement un pour nous chiffrer la valeur en milliards de dollars du dernier grain de blé, du dernier coin de littoral sauvage, du dernier arbre, de la dernière rose.