Pour enrayer la "mode des suicides" (mode des suicides! il faut oser!) due à la restructuration à France-Télécom, le PDG propose trois mesures:
- augmenter le nombre de médecins du travail;
- recruter quelques dizaines de personnes aux Relations Humaines;
- mettre en place un numéro vert.
Il n'a pas pensé à la musique douce, à engager un aumônier, à changer plus souvent la moquette de son bureau, à transférer tous les employés à harceler au rez-de-chaussée?
Il n'a pas pensé à se remettre lui-même en cause?
Et derrière lui, les représentants de cet Etat qui, pendant des décennies se sont servi de la fonction publique comme variable d'ajustement du chômage et qui, ayant transformé brutalement une administration pépère en entreprise qu'ils voulaient pleine de commerciaux aux dents longues, ont permis, quand ils ne l'ont pas encouragée (être moins pour travailler plus!), la mise en place d'une restructuration à la tronçonneuse et d'un management à la schlague, ne sont-ils pas aussi responsables sinon plus que ceux auxquels ils ont donné explicitement ou non ces ordres inhumains?