Le patronat a jusqu'au 31 mars pour faire des propositions sur la rémunération des dirigeants d'entreprises sinon le gouvernement "prendra ses responsabilités" a proclamé Henri Guaino.
Une semaine, c'est un peu court. mais on peut leur faire confiance, ils vont y arriver. Pour l'instant ils ont encore le choix entre deux solutions:
- ne pas faire de proposition. Solution qui présente l'avantage de faire gagner du temps et là plus qu'ailleurs, le temps, c'est de l'argent. Solution aussi qui met les choses au clair: ils auront une loi. Il ne leur restera plus qu'à trouver les moyens de la tourner.
- faire des propositions, c'est à dire de négocier avec le gouvernement pour définir les limites officielles de l'exagération. Pour les limites officieuses qui n'existent pas, se reporter au paragraphe précédent sur les moyens de tourner la loi.
La seconde solution serait la meilleure car elle permettrait de calmer la grogne de la populace en médiatisant la "bonne volonté" patronale tout en passant pudiquement sous silence certaines des modalités d'application (par exemple, pas de changement sur les contrats de travail en cours).
En revanche, la première permettrait à notre président (que Ganesh le caresse de sa trompe!) de montrer qu'il a de l'autorité et qu'il écoute l'inquiétude de son peuple. Tout en gagnant, là encore, du temps car qui dit loi, dit procédure législative, aller et retour entre la Chambre et le Sénat puis décrets d'application en attente de publication au J.O.
Ceux qui, une fois passé la date-butoir du trente-et-un mars, constateront qu'on est le premier avril ne devront donc pas être surpris.
Et bonjour chez vous!