Un grand patron, ce n'est pas fait pour donner des ordres, c'est fait pour qu'on lui obéisse sans qu'il ait à le demander. Et un grand patron se fait obéir même par ceux qui ne dépendent pas de lui. Les ministres et autres présidents pour ne citer qu'eux qui ne prennent aucune décision sans se poser préalablement ces deux questions: "Est-ce que ça va leur plaire? Est-ce qu'ils ne seront pas fâchés?".
C'est pourquoi les bénéficiaires de bonus, primes et parachutes ne comprennent pas que Sarko et ses joyeux compagnons se mettent à faire semblant de croire que maintenant, c'est eux qui commandent et qu'ils peuvent décider de réduire la taille de la louche à caviar.
Ils ont beau leur dire: "Arrêtez s'il vous plaît, il y a de plus en plus de gens qui grommellent et qui ronchonnent. Il y en a même qui commencent à crier. On ne va bientôt plus pouvoir les tenir. On vous dit ça, c'est dans votre intérêt autant que dans le nôtre, vous nous connaissez . C'est même pour votre bien. Allez un beau geste, on essaiera de vous dédommager plus tard. Discrètement, bien sûr"
"Si même la Droite s'y met!", disent les patrons de leur côté. "Et après, ils nous reprocheront de mettre notre pognon dans des comptes off-shore et des paradis fiscaux. Est-ce qu'on leur demande ce qu'ils ont fait de celui qu'on leur a versé? Hein? "
PS: Je rappelle que le parachute "contractuel" de 3 200 000 euros accordé au PDG de Valéo représente deux ans de salaire, que l'Etat est actionnaire de cette société et que c'est donc en toute connaissance de cause que salaire et parachute ont été définis.