D'après un sondage récent, la popularité du pape est en chute libre. On a manifesté contre lui et certaines voix se font entendre qui réclament sa démission après les propos sur l'usage du préservatif qu'il a tenus dans l'avion qui l'emmenait en Afrique.
Il est rappelé aux râleurs que le pape est, pour les catholiques, le "vicaire du Christ", qu'il est élu par les cardinaux, eux-mêmes inspirés dans leur choix par l'Esprit-Saint. Et que l'opinion de ces râleurs ne pèse pas beaucoup devant la volonté divine. S'ils ne sont pas contents, ils peuvent soit espérer que Benoît XVI mettra de l'eau bénite dans son vin de messe soit rejoindre une autre église plus accommodante ou tout simplement se dire que dorénavant, ils prolongeront leur grasse matinée le dimanche matin.
Pour les autres, la popularité du pape importe peu et les préceptes qu'il édicte pour ses ouailles ne les concernent pas. Réclamer sa démission ne fait que lui donner de l'importance et reconnaître qu'il exerce un magistère moral non seulement sur les croyants mais aussi sur les mécréants qu'ils sont.
La lutte contre le sida passe par la prévention. Si le pape est contre, ce n'est, pour les athées et autres bouffeurs de curés, qu'une occasion en or d'utiliser cet argument pour combattre non pas tant le pape que la religion catholique et, puisqu'on y est (ne nous arrêtons pas en si bon chemin), toutes les religions.