Interview à la radio ce matin d'un bonhomme disant beaucoup de bien du Livret A par rapport aux autres types d'épargne malgré la baisse envisagée des intérêts. Disponibilité, défiscalisation, sécurité (il a dit épargne "sécuritaire" mais on lui pardonne, l'émotion sans doute) etc. Vous connaissez la chanson. Mais je m'en fiche un peu de son Livret A. Je n'en ai pas.
Mais quand même. Si quelqu'un vient me rassurer quand je ne suis pas inquiet, ça m'inquiète.
D'autant plus que les nouvelles de l'économie ne sont pas bonnes. La zone euro plonge. L'Amérique patauge avant de glisser dans la récession. Les Bourses sont sur une pente que savonnent les traders qui n'ont pas encore été licenciés.
Et vos économies, vos cotisations de retraites, vos complémentaires santé ne sont pas dans les coffres de banques mais sur des marchés financiers qui n'incitent pas à l'optimisme.
Pour préciser les choses, le secrétaire général de l'OCDE a affirmé que pour la zone euro "le pire est à venir" et qu'il faut s'attendre "à une plus ample décélération de la croissance".
Décélération de la croissance! Une nouvelle preuve que, même dans les situations les plus graves, les technocrates continuent à parler en charabia.
On peut leur proposer d'autres formules pour faire passer la pilule de la baisse des intérêts du Livret A: "Croissance de la décélération", "accélération de la décroissance" ou, tout bêtement, "Passez la monnaie!".
Et bonjour chez vous!