Les dirigeants chinois ont retiré la France de la liste des destinations touristiques autorisées à leurs ressortissants. Outre que cela donne une idée de la manière dont la Chine évolue vers la démocratie (en crabe), on nous dit qu'il faut comprendre la chose comme une mesure de rétorsion qui privera notre industrie du tourisme des sous dépensés en France par le passage des sept cent mille Chinois prévus cette année.
La France fait part de sa surprise devant ce "rafraîchissement des relations" entre nos deux pays alors qu'il y a quelques jours à peine, pour montrer notre bonne volonté, nous avions accepté d'envoyer en Chine quelques équipes de notre sécurité civile pour que les médias chinois puissent les ridiculiser à loisir.
D'après les sinologues, le refus de Sarkozy de dire si oui ou non il assistera à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin est la cause de ce boycott.
Du point de vue des Chinois, c'est bien joué. Si maintenant Sarkozy boycotte à son tour, il s'oppose de front aux Chinois et ça, pour toute une foule de raisons, puisqu'il n'en a pas les moyens, ça risque de lui coûter cher. S'il ne boycotte pas, il s'écrase. Dans les deux cas les Chinois ont gagné.
Il aurait dû, beaucoup plus tôt annoncer son refus d'assister à la cérémonie d'ouverture des J.O. Comme Gordon Brown, par exemple. Maintenant c'est trop tard.
Il lui reste une porte de sortie : obtenir des autres pays de l'U.E. le mandat de refuser, en tant que président pour six mois, d'assister à cette opération de propagande. Il pourra dire qu'il n'est que le porte-parole de l'Europe et -en même temps- dire qu'il a approuvé cette décision malgré son regret d'avoir à vexer la Chine.
Trop compliqué? Hélas oui!
En attendant, nous aurons moins de Chinois à Versailles et sous la tour Eiffel. Comme je le disais en titre :" Zut alors!" mais ça laissera plus de place à d'autres touristes au moins aussi sympathiques. Sinon plus!
Peut-être même Suédoises!