Un des arguments avancés par les partisans de la loi anti-voile intégral, notamment Jean-François Copé qui se répand sur les plateaux de télévision, c'est que cette prescription ne se trouve pas dans le Coran et que donc elle n'a aucun fondement religieux.
C'est oublier que seuls les musulmans sont habilités à dire si quelque chose est conforme aux préceptes de leur religion.
Il suffit que certains musulmans affirment que le voile est agréable à leur dieu, pour que cela devienne un précepte religieux et que, de ce fait, la discussion soit close.
Ce n'est pas à un élu d'une république laïque (de moins en moins en moins, hélas!) d'engager un débat théologique.
La question n'est pas la conformité du port du voile avec le Coran ou même les lois républicaines mais l'incompatibilité d'une fraction fondamentaliste de la religion musulmane avec les lois mais aussi les us et coutumes de la République, fraction dont le voile intégral n'est qu'un des signes les plus visibles et qui détourne l'attention de bien d'autres problèmes posés par cette interprétation de l'Islam.
Copé veut, dit-on, devenir président de la République en 2017. Espérons que, d'ici là, il apprendra à raisonner.