Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
(source: New York Times)
L'appellation "terres rares" désigne des éléments aux propriétés uniques qui sont absolument indispensables dans la fabrication de produits de haute technologie allant (liste non-exhaustive) des moteurs hybrides aux fibres optiques en passant par du matériel militaire sophistiqué.
Depuis quelques années, c'est la Chine qui contrôle le marché mondial à 97% en ignorant les accords qu'elle avait signés avant d'intégrer l'OMC au point d'en faire non seulement une arme dans la guerre économique mais aussi un moyen de pression politique malgré les plaintes dont elle est l'objet.
On l'a vu récemment quand elle a mis l'embargo sur les ventes au Japon de ces terres rares. Non pas "officiellement" mais dans les faits: tous les exportateurs de terres rares du pays ont simultanément (ben voyons!) décidé de suspendre leurs livraisons "en raison de leurs sentiments personnels à l'égard du Japon".
On le constate encore quand les entreprises étrangères subissent des pressions pour qu'elles délocalisent leur production en Chine.
Le monde était pourtant prévenu. En 1992, Deng Xiaoping déclarait: "Le Moyen-Orient a du pétrole et la Chine a des terres rares".
Les Etats-Unis ont, eux aussi, des gisements de terres rares mais, rentabilité oblige, ils ont laissé péricliter cette industrie. Il leur en coûtait moins cher de s'approvisionner en Chine que d'exploiter leurs propres ressources. En 2003, en contradiction avec les proclamations de Bush sur la priorité de la sécurité nationale, les Chinois ont "investi" dans une entreprise américaine et ont embarqué les équipements de fabrication en Chine.
Recréer une industrie des terres rare en Amérique demanderait du temps et de gros investissements.
L'auteur de l'article conclut par cette constatation: le comportement de la Chine est celui d'une super-puissance économique hors-la-loi qui refuse les règles du jeu et pose cette question que je trouve inquiétante: "Allons-nous la laisser faire?".