Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Certaines grandes entreprises européennes, plus supra-nationales qu'européennes comme on va le voir, financent des campagnes électorales ... aux Etats-Unis. Le plus légalement du monde, (pour ce qu'on en sait, bien sûr): leurs contributions sont conformes à la politique de transparence américaine sur le financement des élus.
C'est cette transparence qui a permis d'établir le rapport du Climate Action Network Europe publié aujourd'hui: des fleurons de l’industrie européenne, dont les Français Lafarge et GDF-Suez, financent des sénateurs américains niant les dangers du changement climatique.
Selon ce document, les plus gros pollueurs européens ont ainsi versé 306 000 dollars en 2010 à des élus climato-sceptiques ou opposés à la loi Cap and Trade sur le climat aux Etats-Unis.
Une bonne manière de saboter par avance les sommets sur le climat dont on nous rebat périodiquement les oreilles.
C'est parfaitement légal certes mais tout aussi parfaitement hypocrite.
Il suffit pour s'en convaincre de taper "GDF-Suez" et "environnement" sur Google pour tomber sur un document intitulé "Développement engagements et performances" dans lequel on relève des termes comme "éthique", "gouvernance", "développement durable" et, sous la rubrique "priorités et engagements", "réduire les émissions de gaz à effet de serre" ou "intégrer la bio-diversité".
Il est vrai, il faut être objectif, qu'on trouve aussi "poursuivre un dialogue actif avec les parties prenantes".En l'occurrence, les "parties prenantes" prennent ce qu'on leur donne.
Curieusement, cette ligne "dialogue actif" ne figure pas sur vos factures de gaz.
Un oubli?
Petits rappels:
a) l'Etat français est actionnaire de GDF-Suez à hauteur de 35,9%.
b) Jean-Louis Borloo est, à ce jour, ministre de l'Environnement et de l'Energie.
Jean-Louis, ministre de l'Environnement est-il un faux-jeton? Est-ce plutôt Borloo, ministre de l'Energie, qui sabote l'action de son collègue?
Et bonjour chez vous!