Hier, Martine Aubry était au grand journal de Canal plus. Festival de langue de bois.
Ce matin, à sept heures et demie, chronique sur France-Culture sur ce que les médias appellent "les dérapages" des politiques. Comme le site de Radio-France est très mal foutu et que je ne suis un virtuose ni du clavier, ni de la souris, je n'ai même pas pu mettre en lien cette chronique. Si vous êtes plus forts que moi ...
J'en ai déduit que le jeu médiatique est très codifié et qu'il ne faut pas compter sur les journalistes pour permettre aux politiques de s'exprimer.
Les premiers ne pensent qu'à une chose: piéger les seconds pour leur faire dire ce qu'ils n'ont pas envie de dire ou leur faire prononcer des mots qui, sortis de leur contexte, permettent des interprétations tendancieuses et "font le buzz", les seconds sont là pour se montrer et -pour être certains de ne pas "déraper- récitent des phrases apprises par coeur (les mêmes à chaque interview sur toutes les stations de radio ou de télévision- quitte à se répéter (ce que, comme les autres, a fait Martine Aubry hier soir à croire que le disque était rayé). Dans cet exercice, Besancenot n'est pas mal non plus et il n'est pas le seul.
Je rêve de politiques qui s'expriment quitte à employer un langage moins corseté par le politiquement correct et de journalistes qui vont chercher l'information et pas seulement le "scoop" (par exemple, être le premier à faire dire à X ou à Y qu'il sera candidat aux présidentielles).
Je rêve, vous dis-je.