C'est l'AFP sur le portail Orange qui nous l'apprend: une fonctionnaire de police parisienne a été suspendue en novembre 2009 pour avoir porté un "voile islamique simple" (!!!) allant même jusqu'à le porter "revêtue de son uniforme sur la voie publique". On apprend aussi qu'elle a commencé ce qu'on peut sans peine qualifier de provocations en 2004.
Il a donc fallu cinq ans pour que sa hiérarchie ait une réaction normale face à une énième manifestation de grignotage islamiste. "Enfin!", direz-vous, "Mieux vaut tard ...".
C'est que vous ne connaissez pas l'Ad-mi-ni-stra-tion. Certes, elle a été suspendue mais avec traitement. Inutile de revenir en arrière: vous avez bien lu.
Cela va, j'espère, ouvrir des horizons aux rares fonctionnaires atteints de flemmingite (Il y en a! pas beaucoup, mais il y en a). Plus la peine de partir à la chasse à l'arrêt-maladie de plus en plus difficile à débusquer. Il suffit d'arriver au boulot en portant un couvre-chef qui manifeste des convictions religieuses et hop! on peut rentrer chez soi vaquer à ses occupations tout en continuant à percevoir son traitement. Le choix est vaste et laissé à l'appréciation de chacun: cornette de bonne soeur, coiffe de lama tibétain, mitre d'évêque, kippa, barrette etc.
Ceux qui n'ont pas de conviction religieuse (mauvais Français!) pourront essayer la coiffe bigouden, le turban, la coiffe en plume amérindienne, le keffieh, la chéchia, le tricorne ou toute autre coiffure assez voyante pour attirer l'attention de sa hiérarchie. Insistez sur le côté "voyant". Souvenez-vous qu'il a fallu cinq ans pour qu'un voile islamique suscite une réaction. Attendez-donc un peu avant de retenir votre place au Club Med.
C'est comme pour le thon rouge, il y a toujours un moratoire.
Et bonjour chez vous!