Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Pendant que l'Europe et le FMI essaient de sauver la Grèce de la faillite, la Chine, plus pragmatique, s'y implante. Elle devient le premier fournisseur des armateurs grecs (15% de la flotte commerciale mondiale), prend le contrôle d'une base de porte-conteneurs au Pirée ouvrant les Balkans et la mer Noire aux produits chinois, louche sur les prochaines privatisations (chemins de fer par exemple) auxquelles sera contraint le gouvernement grec, prévoit de construire des équipements touristiques et transforme le centre d'Athènes en un nouveau Chinatown d'où le prêt-à-porter à bas prix est colporté jusqu'aux îles les plus reculées de la mer Egée.
"En Chine, on a un proverbe qui dit : “Construisez le nid de l'aigle et l'aigle viendra”, a dit à Athènes un haut dignitaire du Parti communiste chinois qui a expliqué: "Nous avons construit un nid dans votre pays pour attirer les aigles chinois.".
Petite chose amusante: dans "l'Esprit public" (tous les dimanches à onze heures sur France-Culture), Philippe Meyer a rappelé que la France versait toujours une "aide au développement" à la Chine.