Dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture, la FAO estime que : "La croissance rapide du secteur de l'élevage (…) a engendré des risques systémiques qui pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour les moyens de subsistance, ainsi que pour la santé humaine et animale et pour l'environnement."
Et pourtant, la consommation de produits de l'élevage (viande, oeufs et produits laitiers) a des effets positifs sur la santé humaine dans la mesure ou ces denrées sont une excellente source de protéines de haute qualité et de micronutriments essentiel (vitamines, zinc, fer). Seul, leur abus entraîne une hausse des maladies cardio-vasculaires.
Le problème réside dans l'augmentation de la consommation et donc de la production. Pour ne citer que la Chine, on a constaté que, depuis 1980, la consommation de viande par'habitant a été multipliée par plus de quatre et celle des produits laitiers par dix!. Le phénomène est mondial même s'il affecte dans une moindre mesure les pays développés et très peu l'Afrique sub-saharienne.
Actuellement, l'élevage représente 8% de la consommation mondiale d'eau et est responsable de 18% de la production de gaz à effet de serre (davantage que les transports): 80% des surfaces agricoles sont déjà utilisés soit en pâturages soit en culture destinées à l'alimentation animale. La pollution engendrée par des élevages nécessairement de plus en plus industriels devient de plus en plus difficilement gérable (un exemple français: la prolifération des algues vertes en Bretagne dont l'élevage industriel est directement responsable).
On ne cite que pour mémoire, l'impact sur les espaces naturels de la planète et sur la biodiversité.
Dernier point: la FAO rappelle qu'environ 75% des nouvelles maladies qui ont affecté les humains depuis dix ans sont causées par des pathogènes provenant d'animaux ou de produits d'origine animale.
Or, en 2050, la population mondiale comptera neuf milliards d'individus. Pour répondre à cette augmentation de la demande, il faudrait que le nombre des bovins passe de 1,5 à 2,6 milliards de têtes et celle des ovins de 1,7 à 2,7 milliards de têtes. Et on ne compte pas le nombre de volailles!
Il est évident qu'il n'est pas possible d'en arriver là. La planète est trop petite! Préparons-nous donc à des conflits majeurs. Les vainqueurs auront une chance de survie ce qui, de l'avis de certains, vaut mieux qu'une catastrophe générale.
Faute d'avoir, quand il en était encore temps, osé réduire le taux de natalité il ne restera plus qu'à faire croître le taux de mortalité.
Vous voyez bien que rien n'est perdu: il y a toujours une solution. Que le meilleur gagne!
Nous nous sommes embarqués sur le Titanic. Heureux ceux qui trouveront une place sur le radeau de la Méduse.