"Il faut que la Grèce délivre", C'est par ces mots que notre ministre des Finances (!), de l'Industrie(!!) et de l'Emploi (!!!) a conclu son intervention ce matin sur France-Inter.' Elle voulait dire par là qu'il fallait que la Grèce tienne les engagements qu'elle vient de prendre. Bien sûr, l'expression surprend. C'est oublier que "delivery" signifie "livraison" en anglais et donc que Christine exige de recevoir un colis correspondant à sa commande payée d'avance.
Message fort, vous l'avez compris. Adressé non pas à la Grèce (elle s'en fiche un peu, à mon avis) mais à ses futurs employeurs. En effet, en utilisant cette formule, Madame Lagarde des Sous a voulu rappeler qu'elle parlait couramment l'américain et connaissait les expressions les plus branchées et même les plus argotiques utilisées dans le monde de la finance internationale. Ce qui pourra servir quand elle aura quitté ses fonctions à Bercy.
En remplacement de DSK quand celui-ci se sera installé à l'Elysée? Qui vivra verra.