Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Marine Le Pen s'est élevée contre les "prières de rue" qui dans certains quartiers bloquent les rues tous les vendredis en les comparant à une "occupation" sans "blindés", ni "soldats" (référence à l'occupation allemande).
Comparaison n'est pas raison. C'est une expression très maladroite d'une vérité pourtant dérangeante (demandez aux riverains) sur laquelle le politiquement correct passe pudiquement.
La preuve: les médias relèvent la comparaison mais non pas le fait qu'elle dénonce.
Le PS a réagi. Marine Aubry s'est dite "choquée" par des propos qui renvoient "aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion".
C'est ce qui s'appelle "botter en touche". Serait-ce un sujet délicat pour le PS?
En déplaçant le débat sur le terrain de la laïcité ou de la tolérance elle refuse de prendre parti.
De plus, "toute leur place" c'est une formulation aussi malheureuse que celle de Marine!