Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Tous les hauts dignitaires de la Sarkozie, le souverain compris, tablaient, en flattant les beaufs dans le sens du poil, sur l'équipe de France de foot pour redonner à bon compte un peu le moral aux Français et détourner leur attention de problèmes pourtant plus sérieux. Outre une nouvelle marque de mépris pour la populace, c'était une erreur qui mettait le "prestige de la France" et celui de ses gouvernants à la merci des résultats aléatoires d'une compétition sportive. Hélas! On sait ce qu'il en est.
L'élimination des joueurs rejaillit donc sur leurs supporters et en particulier sur ceux qui se vantaient d'être "les premiers supporters des Bleus". Les sponsors en savent quelque chose qui se sont faits discrets depuis quelques jours.
Ce n'est pas le cas de nos gouvernants qui persistent et s'enferrent.
C'était une erreur de stratégie de communication. Ils auraient pu s'arrêter là et passer très vite à autre chose.
Au contraire! Roselyne Bachelot qui devrait se souvenir qu'elle est surtout ministre de la Santé intervient à L'Assemblée, fustige les joueurs et leur entraîneur tout en jugeant "inéluctable" la démission du président de la FFF.
Et pour couronner le tout, Sarko lui-même va recevoir Thierry Henry à l'Elysée. (Il a dû pour cela, annuler le rendez-vous prévu de longue date avec Coordination Sud, une organisation qui fédère des ONG françaises de solidarité internationale, en la renvoyant sur Kouchner et Joyandet comme le châtelain qui fait recevoir les fournisseurs par son majordome).
Ils ont cru et croient encore qu'en se solidarisant avec la dérisoire déception des footeux, ils s'attireraient leur sympathie.
Nouvelle erreur: ils ne font que transformer la défaite sportive d'une équipe de ringards en échec politique pour eux-mêmes.