Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le terrain des crises, on le sait, est propice à l'éclosion des idéologies extrémistes et des croyances irrationnelles.
Et, réciproquement, l'apparition de plus en plus fréquente sur la blogosphère de ce genre d'opinions et du vocabulaire qui les traduit est un excellent indicateur de la gravité d'une crise.
Des extrême-gauches les plus radicales aux extrême-droites les plus fanatiques, tout l'éventail des opinions simplettes et des solutions simplistes déferle sur le net.
Chacun désigne son bouc émissaire dont l'extermination doit résoudre tous les problèmes.
L'anti-sémitisme le plus répugnant, le stalinisme le plus dur, les intégrismes les plus grotesques qui n'osaient pas affronter la pitié, l'indignation ou le ridicule s'affichent maintenant sans honte. Les sectes apocalyptiques, les astrologies fumeuses, les prédictions délirantes trouvent depuis peu un nouvel auditoire.
Et beaucoup, ayant perdu toute confiance dans leurs gouvernants (et à juste titre!), plutôt que d'en changer et de demander à leurs successeurs de réparer les erreurs commises préfèrent prêter l'oreille à des tribuns nihilistes et à des prophètes illuminés.
Nos démocraties imparfaites valent mieux que les dictatures régies par des malades mentaux. Méfions-nous: l'expérience du passé nous a prouvé que leur folie est contagieuse.
Hélas! On sait bien que les foules ne suivent pas ceux qui prêchent la modération.
Tant pis! Pour ma part, même si je ne suis pas entendu, j'affirme que je suis partisan de la modération la plus extrême.