Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Il faut des responsables à cette crise! Et même des coupables! Quelles têtes vont devoir tomber? Qui va-t-on pendre à la lanterne?
Ne cherchez pas!
Les "gens qui savent" vous les désignent: ce sont les marchés financiers et les agences de notation.
Eh bien, je vous le dis les "gens qui savent" vous bourrent le mou.
Car ces marchés financiers ne font que prêter de l'argent à ceux qui leur en demandent et les agences de notation ne font qu'estimer la solvabilité des emprunteurs.
Un pays qui présente un budget en équilibre où les recettes (principalement les impôts) correspondent aux dépenses (les services de l'état au sens large) n'a que faire des marchés financiers et se contrefiche du triple A que lui donne Moody's.
Les marchés financiers ne peuvent pas forcer les gouvernements à prendre leur argent.
Ce sont les "gens qui savent" qui nous ont mis dans cette panade.
En préférant emprunter plutôt que de bien gérer le budget de l'Etat; en distribuant des faveurs aux privilégiés pour qu'ils aient intérêt à les maintenir en place; en achetant la paix sociale à ceux qui ont un pouvoir de nuisance par une distribution immédiate des "fruits d'une croissance" qui tarde à venir et qu'on attend toujours; en cachant ce tripatouillage derrière l'expression "relance par la consommation".
En signant -et fiers d'eux en plus!- un "pacte de stabilité" officialisant le déficit et en le limitant à 3%. et, comme tout automobiliste, en s'autorisant un dépassement de la limite.
En calculant ces 3% de déficit par rapport au PIB et non pas -en bonne comptabilité- par rapport aux recettes.
En définissant ce PIB de manière qu'on dira "poétique":le total des biens et services finaux donnant lieu à une valeur ajoutée sans hiérarchisation de l'utilité ou de la réalité de ces biens et services.
Avec cette accumulation d'erreurs, d'obstination dogmatique, de gaspillages, on ne pouvait qu'aboutir à la crise actuelle.
Et -"courageusement"- on désigne les boucs émissaires: les marchés financiers qui ont le culot de demander un intérêt pour les sommes qu'ils prêtent et les agences de notations qui osent suggérer que certains emprunteurs n'ont peut-être pas les moyens ni même la volonté de rembourser les emprunts qu'ils contractent.
Ah! S'il n'y avait pas de dentistes, on n'aurait jamais mal aux dents.