Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le dernier article de Corto m'aurait assis si je ne l'avais déjà été mais il a quand même failli me faire tomber de ma chaise. Si vous avez la flemme d'aller le lire, je vous le résume: un certain Daniel Borillo qui se dit "juriste engagé" et qui est aussi maître de conférence à l'Université de Paris X Nanterre et membre du Centre de recherches et d'études sur les droits fondamentaux (rigolez pas: c'est avec vos sous!) a accordé une interview à Yagg pour défendre la thèse suivante: François Hollande a promis de supprimer le mot "race" de la constitution, Borillo veut aller plus loin, il veut "supprimer le mot "sexe" de tous les documents d'identité" au motif que "la catégorie sexe constitue une barrière pour l’égalité des personnes".
Je vous passe le reste du charabia de cet illuminé qui pousse le bouchon un peu loin et qui veut "mettre en place un politique antidiscriminatoire où la question de la sexuation ne renvoie plus nécessairement aux femmes mais à toutes les dissidences liés au sexe et aux sexualités".
Un psychiatre nous dirait le nom de cette maladie mentale dont ceux qui en sont atteints pensent qu'il suffit de supprimer le mot pour supprimer la chose.
En rayant le mot "race", on supprimerait le racisme? J'en doute.
En supprimant toute allusion au sexe, DSK ne serait pas un pervers sexuel?
Allons plus loin. Supprimons le mot "propriété" et on supprime le vol.
Effaçons le mot "liberté" et on supprime l'esclavage et l'oppression.
Il ouvre des horizons, le Borillo!
Tout ça, c'est bien joli, mais si on supprime le sexe, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire le samedi soir?