Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La crise grecque est loin d'être terminée, nous dit-on, malgré les injections répétées de milliards d'euros dans le très mal nommé "Fond de stabilité" (celui qui a un trou au fond).
C'est la nouvelle "commission de contrôle du budget grec qui l'affirme: "une augmentation importante de la dette, un grand déficit de départ et une profonde récession ont poussé à l'extrême la dynamique de la dette, qui est maintenant hors de contrôle. Ces développements semblent contrebalancer dans une large mesure l'impact positif" du dernier plan de sauvetage de l'Union européenne.
Passons sur le charabia. En français courant: il s'échappe plus de pognon par le trou qu'il y a au fond que ne peuvent et ne veulent en verser ceux qui tentent de le remplir.
D'où vient cet argent? "Simple", me répond-on, "principalement des autres pays de la zone euro".
Et là, je m'étonne. Comment vont-ils trouver cet argent?.
Ils vont l'emprunter, pardi!
Mais je m'étonne toujours. Ne sont-ils pas endettés, eux aussi, les autres pays?
La France qui contribue généreusement ne creuse-t-elle pas ainsi un déficit qu'elle juge elle-même insupportable?
Tout ça me paraît mal emmanché.
On comprend l'attitude de la Finlande, réticente à apporter sans garantie au pot commun les 2% dont on l'a taxée.
Prêter à la Grèce sans autre garantie que sa parole et la crainte que sa faillite nous entraîne avec elle dans la banqueroute?
Vous rigolez! (je ne sais pas comment ça se dit en finlandais)
A la Grèce qui a emprunté pour jeter l'argent par les fenêtres, entretenir une armée pléthorique et acheter très cher la paix sociale auprès de syndicats toujours plus exigeants?
A la Grèce qui a payé très cher les conseils de Goldman Sachs pour l'aider à maquiller ses comptes?
Et qui n'est pas prête à vraiment se réformer: l'UE, la BcCE et le FMI constatent dans leur audit des "retards dans la mise en œuvre du programme de relance, notamment dans les secteurs qui peuvent susciter de forts mouvements de protestation de la part des syndicats".
Mais, en sauvant la Grèce, mon bon Monsieur, il s'agit de "sauver l'euro" et donc l'Europe.
Nous y voilà!
Il faut sauver l'Europe!
Eh bien, je me demande s'il faut vraiment la sauver, cette Europe-là et s'il ne vaudrait pas mieux en construire une autre. On a déjà le terrain.