Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Ce soir sur "C dans l'air", les économistes invités qu'ils soient de droite ou de gauche étaient tous d'accord: la situation économique et financière de la France est beaucoup plus grave qu'on veut nous le faire croire à droite comme à gauche.
La France ne mérite déjà plus son triple A, ont-ils affirmé avec un bel ensemble et leur désaccord ne portait que sur la date de la publication de la dégradation de la note française.
"Avant les présidentielles ou après?" était le point dont ils ont débattu.
Après le présidentielles, disaient les uns car les marchés peuvent encore espérer que le prochain président (ou le président réélu) aura le courage de faire à ce moment ce que pour l'instant il n'ose pas décider de peur de perdre des voix. Ce qu'il ne fera sans doute pas et donc, adieu le triple A.
Avant les présidentielles, rétorquaient les autres. Ce n'est pas la peine d'attendre car la classe politique dans son ensemble semble ne pas avoir pris conscience de la gravité de la situation et les marchés internationaux sont très sceptiques quand ils constatent à quel niveau se situe le débat sur le plan de redressement (ou de rigueur ou d'austérité).
Et ils donnaient comme exemple le "combat" de Raffarin pour la défense des parcs à thème et le recul de Sarko qui ont plus nui à la crédibilité de la France et donc à son crédit que l'annonce de l'augmentation de son déficit.