Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le gouvernement turc a décidé -certainement pour d'excellentes raisons de son point de vue- de prendre parti dans le conflit israélo-palestinien. Ces raisons, on peut essayer de les deviner: la Turquie de moins en moins laïque et de plus en plus islamiste (modérée?) veut augmenter son influence régionale ou la restaurer (pour ne pas dire plus) sur ce qui, il y a un siècle, était encore l'empire ottoman.
Ne pouvant invoquer la solidarité arabe, elle est obligée, comme au billard, de jouer le coup par la bande. En passant par la religion commune, elle se rapproche du monde arabo-musulman et peut prendre à son compte le sentiment anti-israélien et anti-sioniste. Plus encore, elle se met en première ligne en manifestant, plus fort que les pays arabes, son intention de briser le blocus de Gaza.
C'est ce que je disais hier en soupçonnant implicitement qu'Erdogan se soucie des Palestiniens de Gaza qu'il prend comme prétexte autant qu'Israël des Kurdes et moi des uns et des autres. Mais qu'il avait surtout envie de montrer ses muscles.
Parmi les commentaires que j'ai reçus à propos de ce billet, certains l'ont trouvé "courageux" pour ne pas dire inconscient.
Pourquoi donc?
Parce que j'ai écrit "Israël" et "bande de Gaza" et que dans notre monde politiquement correct, on ose de moins en moins écrire ces mots s'ils ne sont pas accompagnés d'une condamnation sévère d'Israël et d'un soutien affiché au peuple palestinien. Même l'indifférence est condamnable parce que suspecte de tiédeur.
Et on risquerait de fâcher ...
De fâcher qui, au fait?
Merci de vous poser la question.