Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Avant même de nager dans le bonheur promis par le nouveau président, les blogueurs de gauche se déchaînent avec un bel ensemble sur le thème "Il tient ses promesses". Ce que contestent, bien entendu, les blogueurs de droite qui ne se résignent pas à la défaite de Sarko.
Les premiers chantent les exploits de leur François adoré avant même qu'ils aient été accomplis, les seconds jettent un regard apitoyé sur les "nouvelles sympathiques (dixit LeMonde.fr dans un édito de ce jour) : hausse du smic, majoration de l'allocation de rentrée scolaire, retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé jeune" annoncées par le nouveau gouvernement.
"Sympathiques". Une critique se cacherait-elle sous ce compliment?
Plus sérieusement, Le Monde juge que le projet socialiste est encore "dans un flou persistant" alors que des avertissements (Cour des comptes, Inspection générale des finances, Commission européenne) pleuvent quant à la situation des finances françaises et au dérapage prévisible des déficits.
On ne sera fixé sur les intentions du gouvernement qu'après un audit sur la situation financière de la France opportunément commandé comme si les organismes cités plus haut étaient des repaires d'incapables.
Opportunément car les conclusions de cet audit ne seront connues qu'après les élections législatives.
Les Français voteront donc avec un bandeau sur les yeux, mais ça, ce n'est pas plus nouveau que le proverbe bien connu: "Elections, pièges à cons".
Ce qui amène Le Monde à conclure que: "les électeurs français seraient en droit de connaître, au moment de retourner aux urnes, les véritables intentions du gouvernement. Le devoir de vérité incombe à la gauche comme à la droite."
Heureusement que Le Monde est un journal de gauche!
Tout ça n'empêche pas le moral des Français de remonter: 53% s'estiment confiants. Les sondeurs attribuent ce début d'euphorie à l'élection de François Hollande. Il n'y a pourtant pas de quoi en faire un fromage (pardon! ça m'a échappé) une pendule: ce pourcentage est sensiblement le même que celui qu'a obtenu le nouveau président.
Il y a plus curieux: les "confiants" sont 82% parmi les sympathisants de gauche.
Belle réussite: un mois à peine l'élection de leur président, 18% du peuple de gauche ne sont pas confiants.
Comme quoi, les chiffres on peut leur faire dire n'importe quoi.