Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Entendu ce matin à la radio que le texte de la loi qui devrait interdire la burqa ne sera rédigé qu'après consultation des autorités "morales et religieuses".
Qui sont donc ces autorités "morales" qui ne sont pas religieuses?
Et quelles sont donc ces autorités "religieuses"? En quoi les représentants du christianisme ou du bouddhisme (pour ne citer qu'eux) seraient-ils autorisés à donner leur avis sur la pratique d'une autre religion dans un état qui -en plus!- se proclame laïc?
Mais suis-je bête! Ce sont des musulmans "modérés" qu'on va interroger pour la circonstance qui expliqueront, Coran à l'appui, que rien ne justifie le port du voile intégral. Ils exprimeront l'opinion de la majorité des adeptes de cette religion. Et la cause sera entendue.
C'est oublier que c'est la minorité (un peu trop "visible" en la circonstance) qui pose problème et que, justement, cette minorité récuse l'opinion de la majorité.
C'est oublier aussi que derrière la quasi-totalité des femmes voilées, il y a un homme, père, frère ou mari qui a autant sinon plus de responsabilité et que si on ne punit pas l'homme, on punit la victime plus que le coupable.