Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Les farines animales sont de retour! Alleluia! On va encore bouffer de la merde!
Elles étaient interdites après le scandale de la vache folle et de la maladie de Kzeuzfeld-Jacob, la commission de Bruxelles veut les autoriser à nouveau. Mais (promis juré, croix de bois croix de fer, si je mens je m'en mets plein les poches), les "nouvelles" farines seront "sans danger".
D'abord, "elles seront issues uniquement de morceaux propres à la consommation humaine".
Ça vous la coupe, hein?
Pardon? Vous dites que si ces morceaux sont propres à la consommation humaine, il serait peut-être plus logique de les vendre directement dans les boucheries.
Propre, propre? Comme vous y allez! Quand la commission dit "propres", ça veut dire seulement qu'elle peuvent entrer dans la composition des lasagnes de chez Picard ou des spaghetti bolognese de chez Findus en vente dans votre hyper-marché.
Autre argument de la commission: "le "cannibalisme" sera désormais proscrit. Les porcs ne mangeront que des farines de volaille, et inversement". Voilà qui va faire plaisir aux cochons et aux poulets!
Quant aux poissons d'élevage, ils seront les mieux lotis: pas de cannibalisme pour eux. Ils mangeront toutes les autres bêtes et ceux qui sont encore sauvages ne seront pas transformés en farine car ils ne sont plus assez nombreux pour que ça soit rentable. Traduit en langage technocratique, ça donne "les ressources halieutiques se raréfient".
Dans l'article du Monde.fr, on ne parle pas des vaches. On ne sait pas si elles mangeront ces farines ou si elles entreront dans leur composition.
On ne parle pas non plus des chevaux. Un oubli?
Tout ça repose, bien entendu sur l'honnêteté (arrêtez de ricaner, c'est sérieux!), l'honnêteté, disais-je, (mais arrêtez donc!) des fabricants de farine, du lobby des éleveurs industriels, des traders de ces "minerais" et des entreprises qui distribueront ces farines "sans danger".
On peut compter sur la vigilance (j'en entends encore qui rigolent) des pouvoirs publics pour veiller à ce que les normes de traçabilité et d'étiquetage soient scrupuleusement respectés, la publicité mensongère sévèrement réprimée et les contrôles sanitaires effectués (sauf bien sûr si l'emploi est menacé dans la circonscription d'un ponte du parti au pouvoir).
Un grand merci à la Commission de Bruchose de mes deux xelles!