Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Un rapport (encore un!) a été commandé à un sénateur sur la tempête Xynthia et sur les alertes lancées par la Météorologie Nationale. Ce brave homme conclut qu'il y a trop d'alertes et qu'elles sont peu compréhensibles. Pourtant, à moi, ça paraît simple, une alerte. je comprends du premier coup: on m'avertit qu'un danger se profile et que je serais bien inspiré de prendre mes précautions.
Mais il faut dire que j'ai de l'expérience. J'ai le souvenir d'autres alertes que lançaiennt les sirènes annonçant l'approche de bombardiers.
Quelquefois, les avions ne faisaient que passer et allaient lancer leurs bombes plus loin. Quelquefois? La plupart du temps, heureusement! .
Mais ça n'empêchait pas les habitants de la maison de descendre à la cave qui nous servait d'abri (ce sont mes premiers souvenirs de petit garçon). Et personne ne se plaignait qu'il y avait trop d'alertes et qu'encore une fois, nous avions échappé aux bombes qui avaient frappé de moins chanceux que nous. Comme les habitants de l'immeuble du bout de la rue, éventré jusqu'au ras du sol.
Dommage que ce brave sénateur, soucieux de flatter les beaufs dans le sens du poil, n'ait pas l'âge d'avoir appris par l'exemple, le sens du mot "alerte". Il aurait pas laissé échapper cette belle occasion de se taire.