L'Artic Sea, navire finlandais à équipage russe qui a disparu sans vraiment disparaître, a été attaqué une première fois dans les eaux suédoises et une seconde au large du Portugal, a franchi la Manche, est passé sans encombre dans le rail d'Ouessant sous le nez des marins qui, nous dit-on, surveillent ce fameux rail comme le lait sur le feu et à qui rien n'échappe (défense de rire!) .
Il aurait été repéré au large d'un phare portugais, ce qui a été démenti par les autorités de ce pays. Il se trouverait au large des îles du Cap Vert mais on n'en est pas certain.
La marine russe le recherche mais pas l'Otan qui, cependant, "suit la situation de très près" (pas le bateau, la situation!).
Officiellement, il ne transporte que du bois. "Officiellement". Quand on apprend cette histoire extraordinaire et qu'on n'a aucune autre information, on est en droit de soupçonner une "histoire de cornecul" dont on ne connaîtra jamais le fin mot.
Rappelons que l'Europe est en paix. Que l'Arctic Sea n'est pas un sous-marin furtif mais un cargo d'un modèle tout ce qu'il y a de courant. Que les marines suédoise, allemande, néerlandaise, belge, britannique, française, espagnole et portugaise (j'en oublie?) sont censées protéger les côtes européennes et que la marine russe est aussi sur le coup.
Et on se demande:
a) à quoi elles servent aujourd'hui.
b) à quoi elles serviraient si au lieu d'être en paix nous étions en guerre.
Et bonjour chez vous!