La taxe carbone nous pend au nez. On est habitué: quand il y a un problème à régler, on crée un nouvel impôt. Ça ne réglera pas le problème mais ça rapportera des sous et ça créera des emplois: il faudra percevoir la taxe, la compter, la mettre à l'abri des fourmis et des poissons d'argent et après la redistribuer aux ménages "méritants".
Parce que le problème n'est pas que les caisses soient vides (occupées par les fourmis et les poissons d'argent) mais que le CO2 ne fait rien qu'à se répandre dans l'atmosphère.
Alors, tout le monde va payer. Plus ou moins (deux ou trois cents euros pour un ménage "moyen" (?). On paiera en fonction de sa consommation, comme si la consommation d'énergie était un luxe et que le passe-temps des Français était de rouler en voiture à fond la caisse jour et nuit dans un 4X4 surpuissant ou dans une limousine à rallonge, de chauffer leur maison à 24° et de vivre la lumière allumée et les fenêtres ouvertes (à part bien sûr les agents EDF).
Les Français "moyens" vont donc devoir faire des économies forcées sur l'indispensable mais les gros, très gros consommateurs auront les moyens de continuer de cracher leur CO2. Pour ne prendre que ce seul exemple, quelques centimes par litre de carburant, qu'est-ce que c'est dans le budget du propriétaire d'un de ces bateaux de luxe que l'on voit fendre les vagues au large des plages chics de la Côte d'Azur?
Et je ne parle pas des voyages "privés" que notre président (Que Ganesh le frictionne vigoureusement de sa trompe!) effectue juste pour aller voir sa bourgeoise susurrer sa chansonnette-fétiche à Nouillorque. Je ne parle pas non plus des Grand Prix de Formule 1 et des divers rallies qui ne sont que des manifestations provocatrices à la gloire du gaspillage et de la pollution.
Si vous croyez que ça ne va pas avoir une incidence sur les prix à la consommation, vous vous trompez.
Mais si vous vous sentez coupable d'avoir comme le vague soupçon qu'on se paie votre tête, rassurez-vous: vous avez raison.
Et bonjour chez vous!