Des extraits du rapport de la brigade financière sur les mouvements de fonds suspects entre les caisses de SOS Racisme, de la FIDL, des Parrains de SOS Racisme et les poches de Julien Dray ont paru dans la presse (Le Monde et Médiapart). Des prêts, paraît-il.
Les sommes sont conséquentes (du moins, elle le sont pour moi): sur les quatre dernières années, Julien Dray aurait dépensé cinq cent vingt-et-un mille euros par an (soit un total de bien plus de deux millions d'euros) alors que ses revenus n'étaient QUE d'un peu plus de quatre cent mille euros.
Il avait des "difficultés financières" a-t-il expliqué aux policiers. Dépenser plus qu'on ne gagne, c'est un bon moyen d'avoir des difficultés. Mais dépenser plus de quarante mille euros par mois, c'est vraiment les chercher, les difficultés.
Quoi qu'il en soit, Julien dépose plainte contre la presse. On le comprend! il y a des choses sur lesquelles il vaut mieux rester discret. Je ne me prononce pas sur l'affaire entre les mains de la brigade financière et bientôt de la Justice mais sur ce qu'elle dévoile.
D'abord, les revenus et les dépenses. Qu'un type qui se dit de gauche et qui fait de la défense des pauvres son fonds de commerce ne puisse se contenter des trente mille et quelques euros mensuels qu'il perçoit légalement est déjà un peu fort de café. Que son "métier" lui rapporte cette somme amène déjà à se poser des questions, non seulement sur les activités qui "justifient" ces revenus mais sur la somme elle-même. Et, puisqu'on y est, on se pose les mêmes questions sur ses copains du PS.
Ensuite les associations "indépendantes" qui apparaissent une fois de plus comme des "fausses barbes" du PS et qui s'emboîtent l'une dans l'autre comme des poupées russes (SOS puis les Parrains d'SOS et pourquoi pas les Amis des Parrains, les Parrains des Amis et ainsi de suite?) et qui sont assez riches pour prêter de telles sommes et surtout assez généreuses avec les éléphants pour leur servir de banquiers.
On en arriverait, pour garder quelques illusions sur le désintéressement des politiques, que Julien soit vraiment coupable, ce qui dédouanerait du coup tous ses copains et prouverait qu'ils ne mangent pas de ce pain-là, eux.
On peut rêver, non?