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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.

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Amalgamons!

Le député PC  André Gérin réclame une commission d'enquête sur le port de la burka en France qui, selon lui, devient de plus en plus fréquent et constitue "une atteinte aux libertés individuelles". De nombreux députés de tous bords appuient sa demande (mais peu de socialistes et aucun du Modem, ce qui amène à se poser des questions sur l'arrière-plan électoraliste de la démarche aussi bien de celle de certains des signataires que de celle des non-signataires).
Il est évident qu'il ne peut s'agir pour l'instant que les travaux de cette commission, si jamais elle est créée, débouchent sur une loi, loi qu'il serait d'ailleurs difficile d'appliquer à moins d'utiliser les mêmes méthodes que celles qu'utilisent les autorités  pour imposer le voile dans les pays où il est obligatoire. Le spectacle de journalistes femmes intervenant "en direct" de certains pays musulmans est, de ce point de vue, édifiant et amène à réfléchir.
Ce sont les réactions à cette nouvelle qui m'ont intéressé.
D'abord, celle de la présidente de "Ni putes, ni soumises", qui au moins sait de quoi elle parle et qui est résolument contre la burka (c'est le côté "ni soumises" du nom de son association). Elle a sur ce point toute ma sympathie.
Ensuite celle de l'AFP qui signale en fin de dépêche un "risque de relancer la polémique" qui s'était développée à propos du port du voile. Pourquoi un risque? Quel risque? Je vous laisse deviner. S'il peut y avoir polémique, c'est qu'il y a un problème et ne pas en parler, ce n'est pas le résoudre, c'est tout simplement ne pas faire preuve de courage.
Puis, celle de Cécile Duflot (Verts) qui tout en étant contre la burka serait contre une interdiction à son avis pire que le mal. Elle tente de ménager la chèvre et le chou et voit dans des "cours de langue française" une manière de résoudre le problème. On constate qu'en ce qui concerne la langue de bois (de bois vert?) Cécile Duflot n'a rien à apprendre de Jean-François Copé. On pourrait lui faire remarquer que ce ne sont pas les femmes qui sont en cause ici mais bien les hommes qui, dans la plupart des cas, imposent le port de la burka.
Et enfin, celle de Fouad Alaoui de l'Union des Organisations Islamiques de France qui proteste  en dénonçant les risques "d'amalgame" et qui dans la foulée fait remarquer que ce débat intervient "quand on parle de l'Iran". Si ce n'est pas un amalgame, on se demande ce que c'est.
Alors, je vais amalgamer. Le port du voile n'est pas seulement une pratique religieuse, c'est une pratique sociale en contradiction avec les normes de notre société pour qui la femme est l'égale de l'homme et non sa propriété et la laïcité un principe de notre vie publique. Vouloir l'imposer dans l'espace public ressemble donc plus à une provocation et à la manifestation d'un refus d'un de nos principes fondamentaux qu'à une pratique religieuse envers laquelle la tolérance serait de mise.
Et comme disait Paul Claudel (qui n'a pas dit QUE des conneries): "La tolérance, il y a des maisons pour ça".

Et bonjour chez vous!
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F
Bonsoir Pangloss,<br /> Je vais de blog en blog et tout le monde y va de sa version du voile. Le sujet est à la mode. Comme tous les sujets lancés par les médias. On va en parler pendant 8 ou 15 jours et on passera à autre chose. Je ne dirai que ceci : interdire le voile, la burqa, le turban, ou tout autre signe distinctif religieux relève de l'absurdité et de la provocation. Est-ce intelligent de répondre à une provocation (le port de la burqa en est une) par une autre provocation ? Je réponds non.
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P
<br /> Une provocation de ce genre a pour but<br /> - soit de montrer que celui auquel elle s'adresse n'a ni les moyens de répondre ni le courage de réagir en faisant preuve d'autorité et donc de nier son droit à l'exercer<br /> - soit d'entraîner une répression et de se poser en victime. En effet la réaction, dans ce cas, ne peut être que disproportionnée.<br /> Sans réaction du "provoqué", le "provocateur" s'estime en droit (puisqu'il a montré sa force) de déclarer qu'il nie l'autorité du provoqué. C'est ce qui s'est passé. Le recteur de la grande mosquée<br /> de Lyon a déclaré que le problème du voile intégral n'était pas du ressort des autorités mais devait être géré par la communauté musulmane.<br /> Le tout est de savoir quelle importance la société française attache à une marque implicite de cohésion, en l'espèce un code vestimentaire face à un code différent qui exprime des valeurs qui vont<br /> à l'encontre des siennes.<br /> <br /> <br />
M
Pour répondre à alza, j'ai également vécu en Algérie pendant huit ans et j'y suis retourné l'été dernier.<br /> D'abord la loi n'impose rien et la religion non plus: ce sont les interprétations d COran qui "imposent".<br /> Pour avoir été déjeuner dans des familles, j'ai eu toutes les versions, de la femme qui vient saluer le visiteur sans voile à celle qui n'apparaît pas en passant par celle qui met un foulard...<br /> Dans la rue, en un mois, je n'ai pas vu une seule burka, le haïk traditionnel a été remplacé par des tenues qui sont doute plus pratique.<br /> Et mon impression est qu'il ya plus de femmes voilées dans la rue, mais il ya surtout plus de femmes qui sortent.
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P
<br /> C'est donc un progrès. Merci de ce témoignage. Et vive les femmes!<br /> <br /> <br />
A
Toto,<br /> <br /> J'ai vécu 11 ans en Algérie et je connais bien le Maghreb. Là-bas, c'est soit la loi qui impose le voile, soit le mari. la femme ne sait même pas ce que veut dire avoir le choix.<br /> <br /> Quand je me promène dans Paris-Champs-Elysées, ce sont des fantômes fiers d'arborer leur insigne religieux géant et noir que je croise. Ici, elles disent avoir le choix. Cependant, bonnes bourgeoises, grandes pour les femmes de riches pétroleux des émirats, petites pour celles des cités pourries de France, elles ne vivent pas entièrement l'oppression masculine, les lois françaises les protègent.<br /> <br /> Je suis fondamentalement contre ses oripeaux du diable pour la seule raison que j'aime savoir à qui j'ai à faire. Point barre. Aucune autre raison ne peut faire raison sinon idéologique.
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P
<br /> Il ne s'agit pas tant de la manifestation d'une religion -à mon avis, bien sûr- que d'une position de refus des normes de la société frnçaise donc un refus d'intégration.<br /> De toutes façons, je suis partisan d'une tolérance limitée à la sphère privée et je souhaiterais que les athées aient autant le droit de s'exprimer sur les médias que les religieux.<br /> <br /> <br />
C
Le problème avec les interdictions, c'est qu'elles sont trop faciles à détourner ! Je suis moi aussi résolument hostile à la burka mais pour éviter que les femmes soient cloitrées chez elles, je propose de leur offrir une tenue complète de motard casqué-botté ou une opération de chirurgie esthétique destinée à les rendre méconnaissables ! Au choix! du mari, évidemment
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P
<br /> Elles sont même difficiles à faire appliquer. La burka ne concerne pas toute la population musulmane, heureusement!<br /> <br /> <br />
N
Dès lors, que le président Obame se déclare favorable au port du voile et des chapeau syck les carottes sont cuites. <br /> Je ne sais pas comment écrire, le nom des petits hommes aux gros turbans<br /> Bonne soirée mon ami Huron Nettoue
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P
<br /> Sikh. Mais tu as raison. Dès lors que la religion interviennt dans la politique on peut tout craindre. Justement, l'archange Gabriel me disait pasplus tard qu'hier ...<br /> <br /> <br />