Et les nouvelles? Elles sont bonnes? Jugez plutôt.
L'ouverture du procès du "gang des barbares", procès de la bêtise autant que de la barbarie avec comme prétexte et maintenant comme excuse un antisémitisme revendiqué, imbécile et nauséabond. Avec aussi l'incapacité de notre système judiciaire à même obtenir du principal accusé qu'il abandonne ses provocations. Avec aussi les analyses trop intelligentes des invités de "C dans l'air" sur ce qui est le sujet du jour. Intelligentes au point de ne pas déceler dans cette affaire qu'elle n'est pas un cas extrême de déviance mais un cancer qui n'a pu naître et se développer que sur un terrain favorable. Avec enfin ce reportage sur l'antisémitisme ordinaire où l'on voit un père obligé d'accompagner ses enfants sur le chemin de l'école et ce rabin qui avoue donner comme conseil aux jeunes juifs de baisser la tête et de raser les murs. En France, en 2009! Antisémitisme que l'on tolère et même que l'on excuse par un racisme qui ne s'avoue pas comme tel: les coupables sont "issus de l'immigration". Ah bon! Comme ça, ça va. Comprendre, n'est-ce pas déjà pardonner? Quelle aurait été l'attitude de ces "jeunes" sous l'occupation allemande, il y a soixante ans?
Moins grave mais tout aussi symptomatique. Daniel Bouton démissionne. Il part sans indemnités mais avec sa "retraite chapeau" de deux mille euros par jour (reversibles au bénéfice de sa veuve). Incapable, malhonnête ou un peu des deux, il part "avec les honneurs" décernés par sa caste. En voilà un qui n'aurait pas l'idée de saccager une préfecture pour manifester son angoisse devant un avenir incertain.
Notre système politique et social s'effondre. Par la base comme par le sommet.
Voilà pourquoi je n'ai pas le moral. Le dos? Ce n'est pas encore ça. Un progrès: je n'ai mal que quand je bouge.