Ou N comme "Notre" et P comme "Pognon".
Dans le cadre de la "recapitalisation" des banques, l'Etat vient de devenir le premier actionnaire de la BNP. Mais sans droit de vote et sans administrateur.
Il renonce ainsi à mettre son grain de sel à la source du pactole des rémunérations des dirigeants de cette banque ... comment dirai-je? ... énervante.
Pourtant l'occasion était bonne de taper du poing sur la bonne table (celle du conseil d'administration, bien sûr!) après les mouvements de menton indignés de notre président (que Ganesh le caresse de sa trompe!).
Une autre occasion se présentait au nouveau "gros actionnaire": celle de lutter de l'intérieur contre le crédit-revolving. La BNP est en effet derrière un de ces prêteurs voraces contre lesquels Madame Lagarde des Sous a vigoureusement vitupéré il y a peu.
Mais si on ne vote pas en assemblée générale, si on ne siège pas au conseil, on ne peut rien faire. D'un autre côté, on ne peut rien vous reprocher. Et on ne va pas refuser les dividendes. Ce serait trop bête.
Astucieux, non?