La commission européenne n'est pas contente du discours démago de Sarkozy sur des aides au secteur automobile conditionnées par des engagements de maintenir leur production sur le sol français qu'elle juge illégales par rapport au droit communautaire.
Le protectionnisme, nouvel épouvantail dont on vous prie d'avoir peur ou dont on vous demande d'exiger l'application n'existe-t-il donc pas?
Pour avoir assisté à quelques réunions électorales (il faut bien s'amuser un peu dans la France profonde), je peux assurer que le protectionnisme est le fond de commerce de ceux qui se présentent aux élections municipales, cantonales et législatives.
Tous les candidats promettent de faire venir des entreprises dans leur circonscription, des entreprises qu'ils sont prêts à séduire par des avantages matériels et fiscaux ou -tout simplement- en faisant jouer leurs "relations parisiennes".
Tous, ce qui veut dire que l'offensive est générale. A cela, ils ajoutent donc la défensive pour empêcher les autres d'avoir ce qu'il veulent obtenir ou pour garder chez eux (leur commune, leur canton, leur département) des entreprises qui veulent aller s'installer ailleurs. C'est ce qu'ils appellent "défendre leur département" (leur commune, leur canton).
Certes, ce ne sont que des promesses mais si ce n'est pas du protectionnisme, qu'est-ce que c'est?
PS du 11/02: Tous ou presque nos gouvernants ont été à un moment ou à un autre de leur carrière politique, maires, conseillers généraux, députés etc. Il est donc compréhensible qu'ils aient pour la France le réflexe racoleur et démagogique de "défense des intérêts locaux" qui a fonctionné pour eux dans le passé. Compréhensible mais pas nécessairement très malin.