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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.

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Hyménoplastie

"Doit-on être scandalisé par l'attitude des banques?", a-t-on demandé à un journaliste de L'Expansion pendant le journal de France-Inter. Ne soyons pas étonnés que la réponse soit d'une modération propre à ne pas choquer les lecteurs de ce magazine, même si la question a été d'une "impertinence" propre à dédouaner de toute complaisance celui qui la posait.

En substance:

"Certes, les banques devraient être plus ouvertes aux demandes de ceux qui viennent solliciter un prêt. On peut donc trouver à redire à leur frilosité et à la tendance qu'elles ont à s'asseoir de tout leur poids sur les milliards qu'on leur a débloqués.  
En revanche, nombre d'entre elles ont fait une bonne année 2008 (comprenez avant la crise) et il est normal qu'elles aient dégagé des bénéfices. On peut comprendre les intentions qu'elles avaient avant d'être rappelées à l'ordre de distribuer des dividendes à leurs actionnaires et des bonus à leurs dirigeants".

Notons qu'à la fin de ce baratin, le journaliste, toujours courtois, n'a pas dit: "Vous me prenez pour un con?". Au contraire il a fort poliment remercié l'intervenant. D'où l'on déduit qu'il a lui-même répondu à sa question: il n'est pas scandalisé.

Ce qu'on ne dit pas, c'est qu'une grande partie des bénéfices de ces banques a été faite sur les marchés financiers, c'est à dire par la spéculation, en dehors de leur véritable métier (gérer des dépôts et consentir des crédits). Que ces marchés financiers portaient beaucoup sur des "produits toxiques" et des titres ne correspondant à aucune réalité. Je ne serais pas étonné de trouver dans leurs coffres et dans leurs "produits financiers" des obligations des Mines de Caoutchouc du Haut-Zambèze, des Sources de Chocolat du Pérou ou des actions des Plantations de Spaghetti de la plaine du Pô.

La baudruche s'est dégonflée mais pas les banquiers (toujours gonflés comme Vahiné). On parle de "nettoyer leurs bilans" et de créer des "structures de défaisance" pour leur permettre de repartir avec une nouvelle virginité vers des bonus juteux et des lendemains euphoriques. On sait ce que ça veut dire: le Crédit Lyonnais, ce n'est pas si vieux.

Je pose donc la vraie question: combien ça va nous coûter, cette opération?
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O
Ceci est bien sûr l'idéal, mais est-ce possible dans une économie ouverte où les banques peuvent être contrôlées par des groupes étrangers qui eux pourraient continuer à spéculer et acquérir les moyens de le faire.<br /> Dr WO
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P
<br /> Il y a déjà des limites à la mondialisation: les industries "sensibles" ou "de défense". Seuls les spéculateurs ont pâti de la spéculation. Si les banques françaises n'avaient pas spéculé, on<br /> n'aurait pas eu besoin de les renflouer dans de telles proportions. On n'aurait eu qu'à s'atteler à la crise économique, ce qui est déjà un sacré travail! <br /> <br /> <br />
O
L'ennui est que l'on ne peut pas se passer des banques et que leur contrôle (nécessaire) parait bien difficile à l'échelon national. Leur nationalisation non plus n'a pas eu le meilleur effet et je ne suis pas prêt pour le troc.<br /> Dr WO
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P
<br /> Certes, on ne peut se passer des banques. Mais on peut leur interdire (ou restreindre fortement) la finance, les assurances, la constitution de "produits" qu'elles vendent à leurs clients. On<br /> peut les rendre seules responsables et comptables des prêts qu'elles consentent (au lieu de les "titriser" pour les refiler à quelqu'un d'autre en mettant en avant non pas la valeur des créances<br /> qu'elles revendent -créances douteuses- mais leur réputation). Bref on peut les autoriser à faire leur métier et leur interdire de jouer avec l'argent de leurs déposants ou les dettes que leurs<br /> débiteurs ont envers elles. Pour cela il y a une commission de contrôle des banques et des commissaires aux comptes. La notion d'exercice illégal ne s'applique pas qu'à la médecine.<br /> <br /> <br />
U
Ce que l'on ne dit pas non plus puisque l'on ne nous dit pas tout, c'est que les banques ramassent un pognon considérables avec les pauvres rmistes et autres qui sont surchargés de frais à n'en plus finir !
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P
<br /> Mais tout le monde le sait! Les gens bien ne parlent pas d'argent, c'est vulgaire. Eux, ils sont dans la finance. Ce n'est pas pareil.<br /> <br /> <br />