Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Les "leaders" de l'Europe et du monde profitent de la réunion du G20 pour savonner les oreilles du premier ministre grec (ou pour lui "remonter les bretelles" comme je l'ai entendu à la radio ce matin) en lui interdisant le référendum ou -s'il insiste- en lui fixant une date et en rédigeant le texte de la question pour que la réponse soit oui. Quitte à provoquer une crise politique dans un pays qui n'a pas besoin de ça en plus.
Aux dernières nouvelles, Papandréou aurait renoncé. Méprisable victoire.
Sarko et Merckel viennent d'inventer une nouvelle technique diplomatique: l'humiliation.
Humiliation d'un gouvernement (qui a certes des torts) mais torts comparables à ceux d'autres pays mais eux, plus riches et plus peuplés et donc une forme de lâcheté.
Humiliation d'un peuple qui n'est pas entièrement responsable de la catastrophe qui le frappe et condamné par les pays qui se croient encore riches à supporter une austérité insupportable et l'abandon d'une partie de sa souveraineté.
Étalage de luxe par les puissants (combien a coûté cette pantalonnade?) pour imposer la misère au plus faible.
Mais aussi erreur de ceux qui méconnaissent la réalité sociale et politique de la Grèce, baril de poudre auprès duquel on ne peut se payer le luxe de faire des étincelles.
Faute ensuite d'afficher avec arrogance que le problème à régler n'est pas celui d'êtres humains confrontés aux difficultés de la vie quotidienne mais celui de financiers, de taux d'intérêts, de note chez Moody's, de recapitalisation de banques à bonus et d'obligations souveraines.
Et surtout problème dont les responsables sont justement ceux qui se donnent le beau rôle de secouristes.
Et faute enfin car les difficultés de la Grèce sont celles d'autres pays européens dont celui d'un des donneurs de leçons.
Voilà pour le présent.
Pour l'avenir proche, très proche, qui peut préjuger de la capacité de résignation des Grecs. Qui peut être certain que le peuple grec ne va pas se révolter contre les conditions insupportables qu'on lui impose?
Qui parierait qu'une rigueur semblable qui risque de toucher bientôt d'autres pays ne provoquera pas, là aussi, des troubles et une contestation des gouvernements en place et des systèmes politiques?
Peut-être pas des révolutions mais sans doute déjà des révoltes.