Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Nicolas Sarkozy (QLTLP!) est allé aujourd'hui à la rencontre du "monde rural pour lui présenter ses voeux".
(Ne pas confondre le monde rural avec les agriculteur qui feront l'objet d'une autre "rencontre").
Le "monde rural" de Sarko est composé d'anti-écologistes primaires (chacun sait que les protecteurs des oiseaux sont des ayatollahs) et de chasseurs fanatiques qui aiment la Nature à coups de fusil.
Les premiers aimeraient bien qu'on les laisse polluer en paix.
Les seconds qu'on les laisse tirer sur tout ce qui bouge.
Mais ces gens votent et les présidentielles s'approchent.
Tu m'as compris, tu m'as!
C'est pourquoi Sarko a trouvé pour les premiers une petite phrase gentille: "J'ai conscience que l'aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. Je prends l'exemple des règles environnementales, la question de l'eau, la protection de l'eau".
Quand aux seconds, il ne les a pas oubliés: "Ce que je dis sur l'environnement, je le dis également pour la chasse." Il faut dire que le Conseil d'Etat a enjoint le ministère de l'écologie de fixer "dans un délai d'un mois" une nouvelle date de clôture qui ne soit "pas postérieure au 31 janvier" pour la chasse à certaines oies, actuellement fixée au 10 février.
Les chasseurs ne sont pas contents et l'ont fait savoir à Sarko qui leur a déclaré: "J'ai entendu ce message, je recevrai d'ailleurs les associations de chasseurs sur ce sujet-là.".
Jusqu'où s'abaissera-t-il? Jusqu'où poussera-t-il la vulgarité du racolage démagogique?
Vous le saurez bientôt: la campagne électorale ne fait que commencer et il a des réserves de mépris.