Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La comédie continue à la commission Cahuzac. Les députés UMP ont claqué la porte parce que, disent-ils, les socialistes refusaient de convoquer le premier ministre pour s'expliquer sur cette réunion à laquelle Cahuzac ne se souvient pas d'avoir assisté.
Oui! Comédie parce qu'il est évident que tout ce joli monde nous enfume. Si Ayrault vient témoigner, il mentira comme les autres. N'aura-t-il pas eu le temps de se concerter avec ses copains pour mettre au point une version destinée à semer un peu plus la confusion? Mosco, Taubira et les autres n'ont-ils pas envie de contester les mensonges de Cahuzac ou de remédier à ses "oublis"?
Mais l'enfumage cache bien d'autres choses. Toute cette agitation politicarde (droite et gauche se partageant les rôles) sert à détourner l'attention des questions dont j'aimerais bien connaître les réponses.
Par exemple:
- D'où viennent les six cent mille euros qui se trouvaient sur le compte suisse de Cahuzac?
- Qu'en est-il de l'affirmation d'Eva Joly (qui fut juge d'instruction spécialiste de délinquance financière) selon laquelle un gestionnaire de fortune suisse n'accepte pas une somme aussi modique et exige un ticket d'entrée d'au moins quelques millions et de sa déclaration: "Je soupçonne qu'il y a beaucoup de personnalités françaises qui ont des comptes à l'étranger"?
- S'il s'agit de millions, qu'en est-il du bruit qui a couru selon lequel ce compte était un compte secret utilisé par le PS?
- Ne serait-il pas plus simple pour tordre le cou à cette rumeur d'obtenir la liste des mouvements de fonds de ce compte?
- Que devient le dossier que Condamin-Gerbier affirme avoir transmis à la Justice après avoir refusé de le communiquer à la commission au prétexte que dans cette commission, certains étaient "juge et partie"?
- Où se trouve la liste de "personnalités de droite et de gauche" titulaires d'un compte caché à l'étranger que le même Condamin-Gerbier dit détenir?
- Le frère de Vincent Peillon, journaliste spécialiste d'évasion fiscale, aurait vu cette liste. Pourquoi la commission ne l'a-t-elle pas convoqué?
- Si Antoine Peillon n'a pas vu cette liste, pourquoi bénéficie-t-il d'une protection policière? Prendrait-on au sérieux les menaces qu'il a reçues et d'où viendraient ces menaces?
- Pourquoi Condamin-Gerbier incarcéré en Suisse et qui dit lui aussi avoir reçu des menaces, n'est-il pas du tout pressé de sortir de prison au point de refuser l'assistance consulaire à laquelle il aurait droit en tant que citoyen français?
- Etc.
Des questions auxquelle on n'est pas près d'entendre les réponses quand on sait qu'on ignore encore le nom de ce soldat de Clovis qui a brisé le vase de Soissons.