Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La biologie synthétique (la vie artificielle, comme dit Le Canard enchaîné) est la nouvelle révolution scientifique. On va fabriquer des organismes vivants en laboratoire pour résoudre tous nos problèmes et même ceux que nous ne nous posons pas. Les industriels et les militaires se frottent déjà les mains et les investissements se chiffrent en dizaine de millions de dollars. Une commission planche sur le sujet aux USA, une autre au Japon (la commission des Nations-Unies sur la bio-diversité qui s'est tenue à Nagoya) tandis que de nombreux scientifiques inquiets réclament un moratoire.
Vont bientôt voir le jour, des bactéries qui vont dévorer les polluants, des virus qui deviendront des armes biologiques de pointe, des cyanobactéries qui produiront des carburants etc.
Et qui seront sans doute lâchées un jour ou l'autre dans la nature car, comme on nous le répète à toute occasion: "Le risque zéro n'existe pas".
Problème: les conséquences de la dissémination de ces êtres vivants artificiels sur ceux qui ne sont que naturels sont encore totalement inconnues.
Ces recherches recèlent un extraordinaire "potentiel pour façonner le monde" selon leurs promoteurs cités par le Canard.
Petit détail: c'est de notre monde qu'il s'agit.
Et je ne me souviens pas que quelqu'un nous ait demandé notre avis pour ce façonnage.