Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Le "Big Business" prend au sérieux les menaces de WikiLeaks de mettre sur la toile les contenus compromettants des ordinateurs de la WorldCompany.
C'est ce que LeMonde.fr a relevé dans la Harvard Business Review sous la plume de spécialistes américains du "risk management".
En effet, Julian Assange a annoncé que le "Big Business" était l'une de ses cibles. Il promet la diffusion en 2011 de documents internes d'une grande banque américaine.
Bien sûr, les craintes dont parlent ces messieurs-dames ne concernent que des "fichiers-clients", des dossiers concernant des "projets innovants" ou des messages échangés entre collègues, donc des "informations banales" [...] "sans se soucier du sens que peuvent avoir ces informations".
Ces gens parfaitement honnêtes ont peur qu'on leur veuille du mal ou -pire!- que des phrases innocentes ou des blagues de potaches sorties de leur contexte soient mal interprétées.
Ils n'ont pas peur, en revanche, que les dessous pas très propres de leurs négociations commerciales, leurs relations trop cordiales avec les gouvernants de pays aussi exotiques que peu démocratiques, les affectueuses pressions que leurs lobbyistes exercent sur des décideurs de la Commission Européenne, les aides désintéressées qu'ils accordent aux campagnes électorales de politiciens au-dessus de tout soupçon, les relations qu'ils pourraient entretenir avec des gens peu fréquentables ou même les procédés un peu vigoureux qu'ils utilisent pour décourager certains de leurs concurrents s'étalent sur la place publique.
Et pourquoi ne craignent-ils pas ce genre de révélations?
Mais parce que leur conscience est sans tache, voyons!
Quand même, moi, si j'étais Julian Assange, je me ferais quand même du souci.
Parce que ce qu'il a vécu n'est rien à côté de ce qu'il risque de vivre s'il s'obstine dans son projet.
Et un accident est si vite arrivé!