Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Après la remise du rapport d'audit de la Cour des Comptes au premier ministre, la gauche nous fait le coup du bilan et du trou laissé par la droite dans les finances de l'Etat. C'était prévu.
Les critiques pleuvent, critiques que l'on peut résumer par la déclaration de Moscovici: "Ils n'ont rien foutu".
Remarquons d'abord que tous ces gens lisent vite, très vite même: le rapport a été remis aujourd'hui et la déclaration de Mosco date d'hier. Un rapide, ce Moscovici!
Remarquons ensuite qu'au cours de la précédente législature, le président de la Commission des Finances de l'Assemblée était Jérôme Cahuzac, l'actuel ministre du Budget, que le président de la Cour des Comptes était Didier Migaux, socialiste lui aussi.
Remarquons aussi que nombre des soutiens du nouveau président étaient des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des économistes tout à fait à même -du moins c'est ce qu'ils prétendaient- de connaître l'état des finances publiques.
Remarquons enfin que le corps d'origine de François Hollande est ... la Cour des Comptes où il a été auditeur dès sa sortie de l'ENA.
Doit-on supposer que tous ces gens qui auraient dû être au courant "n'ont rien foutu"?