Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
En très haut lieu on discute du sauvetage de la Grèce. A Athènes, les indignés refusent les plans d'austérité qui sont exigés par les créanciers et que le gouvernement grec essaie d'imposer.
Le peuple grec a raison!
Certes, il a accepté les cadeaux que ses gouvernements successifs lui ont faits et a profité de la gabegie qu'ils ont entretenue. Vous auriez refusé, vous?
Mais:
- ces gouvernements qui ont payé de plus en plus cher pour acheter la paix sociale afin de se maintenir au pouvoir;
- ces banquiers qui les ont aidés à maquiller leurs comptes (merci Goldman-Sachs!) pour entrer dans l'eurogroupe en se faisant payer très cher leur conseils;
- ces financiers de l'eurogroupe qui ont creusé la dette en achetant du papier grec;
- ces eurocrates, pourtant économistes de haut vol (!), qui, pendant de années, ont été incapables de se rendre compte qu'on leur présentait des comptes falsifiés;
- ces agences de notation qui ont donné de bonnes notes au dernier de la classe et qui se ravisent sur le tard;
- ces autres banquiers, privés ceux-là, (BNP, CA, etc) qui, en "bon professionnels" (!) ont acheté de la dette grecque en croyant faire une bonne affaire;
- ces pontes du FMI qui, quand ils ne s'attaquaient pas aux femmes de chambre, ont bêtement appliqué les recettes d'un libéralisme imbécilement dogmatique, recettes qui ont souvent fait la preuve de leur nocivité;
- cette BCE qui n'a rien vu venir et qui ne voit toujours pas grand chose;
- cette communauté internationale qui s'obstine à vouloir tondre l'oeuf grec au risque de le casser;
tous ces gens à la fois incompétents et malhonnêtes (au moins assez malhonnêtes pour percevoir sans rougir les rémunérations de leur incompétence), alors que la Grèce est obligée de se vendre aux investisseurs (et dont certains sont ceux-là mêmes qui l'ont mise sur la paille), que les Grecs sont déjà victimes d'une austérité insupportable et que la seule solution trouvée jusqu'à présent est de leur rendre la situation encore plus pénible sans la moindre certitude d'éviter une faillite qui entraînerait l'Europe et sa monnaie dans la crise;
tous ces gens disais-je, continuent comme devant. Ils se réunissent, discourent, pontifient et comptent les sous qu'ils vont sortir de nos poches pour combler le trou qu'ils ont creusé.
Alors, je le répète: le peuple grec à raison.
Dehors les imbéciles, les incompétents et même les malhonnêtes assez bêtes pour avoir été trop cupides. rendez l'argent que vous avez volé, celui que vous avez indûment gagné, abandonnez vos limousines, vos palais et vos tapis rouges!
Et après on verra.
Les peuples ne sont pas responsables de la bêtise de leurs dirigeants. La seule chose qu'ils peuvent faire, c'est en changer.
Alors, dehors!
En attendant votre plan d'austérité, vous savez où vous pouvez vous le mettre.
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NB: Tout ce que je viens de dire sur la Grèce est tout aussi valable pour la France.
PS: J'aurais pu titrer ce billet "Soyons Islandais!". ICI, une piqure de rappel.