Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
On apprend que certains plats cuisinés, "destinés au marché de la restauration" (ma qué, yé le couisine como la mamma elle me l'a appris) vendus par Nestlé comme du "pur boeuf" contenaient du cheval. Et pourtant Spanghero n'y est pour rien.
On en déduit que ce qu'on a présenté comme un cas isolé semble plutôt une pratique plus répandue qu'on ne croit: vendre du cheval (moins cher) pour du boeuf (plus cher). Et qui sans doute dure depuis longtemps. Les analyses qu'on a faites un peu partout dès que le scandale a éclaté ont décelé des aliments frelatés dans quasiment toute l'Europe.
Qui est responsable? Qui est coupable? La question n'est plus là. C'est le système de commercialisation de la viande avec sa quantité absurde d'intermédiaires, de transformateurs, de fabriquants et de vendeurs, qui est en cause et qui permet à des margoulins d'introduire leur "minerai" dans la chaîne. Minerai dont on peut douter de la provenance. N'a-t-on pas découvert dans un lot de viande de cheval des traces d'un produit dopant toxique pour l'homme? Ce qui laisse supposer qu'un cheval de course dopé, abattu et promis à l'équarrissage s'est retrouvé dans les lasagnes.
Il serait quand même plus logique que celui qui appose sa marque sur un plat cuisiné soit celui qui les fabrique à partir des ingrédients qu'il a achetés à celui qui les produit et qu'il a contrôlés lui-même.
Si fraude il y avait, on saurait à qui s'adresser. (source: JDD)
Parallèlement, on reparle de farines animales qui nourriront, si on suit la Commission de Bruxelles, des poissons d'abord, puis d'autres animaux d'élevage, poulets et porcs.
On pouvait espérer ne plus entendre parler de cette aberration. Surtout pas de la part d'éleveurs qui ont été victimes du scandale de la vache folle. C'était sans compter sur la FNSEA qui, bien sûr, est contre.
Bien sûr! Mais ... mais ...mais qui pourrait être pour si ces farines étaient strictement contrôlées.
Aussi strictement contrôlées que le "minerai" livré à Nestlé, Findus, Picard, Monprix etc?