Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Natixis (filiale de Banque Populaire-Caisse d'Epargne) vient de se débarrasser d'une partie des ses actifs à risques (traduisez "toxiques") qu'elle avait auparavant cantonnés dans une structure spéciale et qui au moment de leur "cantonnement" valaient 55 milliards d'euros. Le chiffre rapporté par Le Monde est tellement énorme qu'on peut se demander si le journaliste, emporté par son élan n'a pas ajouté un zéro au chiffre qu'il annonçait.
Ces actifs a été cédée à une "contrepartie bancaire". Cette cession aura un "impact peu significatif" sur les résultats du premier semestre mais réduira "significativement" son profil de risque.
En bon français, elle a refilé à perte ses titres pourris (mais, suggère-t-elle, une petite perte immédiate) mais évitera ainsi une grosse perte future. Comme vous le constatez, tout cela, faute d'être précis, est très "significatif" tout en laissant entendre que les deux parties sont peu optimistes sur la possibilité que ces titres regagnent un jour la valeur à laquelle ils ont été émis. Ce qui laisse augurer que la santé des pays ou organismes émetteurs n'est pas près de se rétablir "significativement".
Mais ce qui est encore plus "significatif", c'est qu'il y a de fortes chances pour que les pertes escomptées soient finalement épongées soit par un client, soit par un contribuable.