Dans le billet précédent, je vous invitais à rire du budget 2010.
"Et la taxe-carbone qui vient d'être retoquée par le Conseil Constitutionnel?", demandez-vous.
"On ne peut pas se joindre au concert de ricanements de l'opposition?"
Il paraît qu'à Marrakech (je vous laisse imaginer l'empreinte carbone), Sarko fulmine. La taxe, c'était son bébé. Et Sarko qui fulmine, c'est rigolo.
Bien sûr! Allez-y! Profitez-en! Rigolez!
Mais pas longtemps.
Jusqu'à ce que soit concoctée par le gouvernement la nouvelle version de son usine à gaz moins ostensiblement favorable à son électorat (industriels, pétroliers etc) ou aux professions qui bénéficient d'un pouvoir de nuisance (transporteurs routiers, pêcheurs etc), nouvelle version qui ne sera pas meilleure pour le petit peuple.
Rappelons que cette taxe-carbone dont le principe séduit certains écolos (pas tous, heureusement!) est foncièrement inégalitaire. Juste un exemple que j'ai déjà cité (à vous d'en trouver d'autres) :
Un retraité aisé qui aura les moyens de se dorer au soleil de la Côte-d'Azur en centre-ville (proximité tous commerces comme disent les agences immobilières) dépensera moins, beaucoup moins, en chauffage et en carburant qu'un Smicard habitant un village des Vosges et contraint de faire cinquante kilomètres par jour de semaine pour aller au boulot et autant pour aller le samedi s'approvisionner au plus proche (proche!) hyper-marché.
... qui rira le dernier.