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Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.

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Puce

Grâce à l'initiative de Besson, on a découvert que les princes qui nous gouvernent avaient un gros souci: l'identité nationale. Ce qui a semblé à beaucoup inutile, mal venu ou électoraliste est en réalité fondamental si on se place du point de vue du sommet de l'Etat.
Je m'explique: si on ne sent pas vraiment français au point d'être viscéralement attaché à sa terre, à sa culture, à ses valeurs, si on a le sentiment d'être français par hasard et non par chance, juste parce qu'on habite en France. Si on a des attaches plus fortes avec son pays d'origine qu'avec la ville où l'on habite, si ce qu'on préfère à la télévision, ce sont les séries américaines, si on écoute de la musique américaine en alternance avec des musiques "du monde", si on estime qu'il est nécessaire de parsemer sa conversation de mots anglais, si on avale plus de MacDo que de cassoulet, de kebab que de choucroute, si on hésiterait à aller risquer sa peau pour défendre le drapeau tricolore, si on sent plus basque, breton ou corse que français, si on croit que les PDG du CAC 40 sont plus français que les demandeurs d'emplois, si on abandonnerait sans regret un passeport français pour la citoyenneté monégasque, si ..., si ... et si ..., on ne se sent pas vraiment français.
Mais franchement on s'en fout un peu. Tous comptes faits, quand on voit ce qui se passe ailleurs, on ne se plaint pas. On râle, on rouspète, on grogne, certes, mais on reste en France. On n'émigre pas.
En revanche, ceux qui ne s'en foutent pas, mais alors pas du tout, ce sont Sarko, Fillon, Besson et tous leurs joyeux compagnons.
Car ils sont là pour gouverner la France et donc les Français. Selon la formule consacrée "Le président est le président de tous les Français".
Alors, si  les Français ne se sentent pas très français, par voie de conséquence le président ne se sent pas très président. Et ça c'est très ennuyeux. De son point de vue tout au moins. Ses ordres sont contestés ou ignorés, on se demande où passent les impôts qu'on lui verse. Il y a même des malappris qui se moquent de lui! Ça ne pouvait plus durer.
Il fallait réagir. C'est pourquoi, puisque les Français ne voulaient plus être français comme on le leur avait appris, on a décidé de leur accorder une concession: ils seraient français comme ils le sentaient. D'où la question "Pour vous, qu'est-ce qu'être français?"
Hélas! A part quelques nostalgiques du bon vieux temps et quelques excités, on a eu peu d'amateurs pour les débats et les "contributions" étaient le plus souvent des platitudes (celles qui n'étaient pas modérées, bien sûr). En fait, se poser la question n'intéressait pas les Français. Force fut donc de constater que le problème demeurait: les Français étaient français, certes mais pas plus que ça.
Alors, on a décidé de "revenir aux fondamentaux" et de les refranciser un peu en faisant acte d'autorité, de les refranciser par le haut en somme. D'où les mesures annoncées par François Fillon: le drapeau sur les écoles, la Marseillaise, le "livret du jeune citoyen", la déclaration des Droits de l'Homme dans les établissements scolaires, la journée d'appel et de préparation à la Défense (les anciens "trois jours") transformée en "Rendez-vous citoyen", le "contrat d'accueil et d'intégration" pour les naturalisés.
Toutes ces mesures, toutes ces obligations s'apparentent à la forme de dressage et de conditionnement qu'on applique avec bonheur aux animaux. Elles permettent d'asseoir une autorité et de conforter une propriété.
Voulez-vous que je vous dise? Tout ça n'est pas très moderne: une puce électronique (comme pour les chiens et les chats) résoudrait le problème: seraient français ceux auxquels on l'injecterait. Ils seraient redevables des impôts et des taxes que lèverait le gouvernement, devraient obéissance à l'état et à ses représentants. Et tout serait dit.
Ils pourraient penser ce qu'ils voudraient et même ne rien penser du tout. Ce qui, si on y réfléchit, serait mieux pour eux comme pour Sarko et ses successeurs.
Et bonjour chez vous!


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P
<br /> Bah, l'identité ça n'a plus l'air vraiment important : Nicolas a été choppé dans une boutique Disney à acheter des cadeaux pendant le séminaire/debriefing Besson de la semaine dernière ! Donc si<br /> lui s'en fout, à nous de suivre l'exemple...<br /> :O)<br /> <br /> <br />
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<br /> Je m'en foutais déjà avant. Alors, après ...<br /> <br /> <br />
I
<br /> Quel grand sentiment d'être quelqu'un, d'être reconnu, tout ça semblant offert en offrande pour le bien de chacun. C'est que le pucelage et le muselage obligatoire ne passeraient pas alors on<br /> manipule et on continue à prendre les gens pour des cons en leur posant des questions bidons.<br /> <br /> <br />
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<br /> Bidon, exactement!<br /> Après des siècles de grignotage de l'identité nationale et régionale, on essaie de revenir en arrière. Très maladroitement. Ces gens n'arrivent même pas à prendre conscience des données du problème<br /> qui se pose à eux. A eux et pas à nous.<br /> <br /> <br />
R
<br /> A quand le lever des couleurs avant la rentrée des cours...<br /> <br /> <br />
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<br /> C'est du toc, tout ça!. Pauvres gens, ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont pitoyables.<br /> <br /> <br />
N
<br /> Je " nostalgise " vraiment en songeant à ma bonne et toute simple école primaire. Trois grandes salles et trois institutrices, chacune responsable de deux cours, l'un sur la rangée de gauche et<br /> l'autre sur la rangée de droite. la journée débutait soit sur une " Causerie morale 3, soit sur de " L'instruction civique " Bêtement je me souviens encore de ces règles et continue à les appliquer<br /> sans en parler à quiconque... Pas parce-que j'ai peur que l'on se moque de moi, mais parce-qu'égoïstement je me les garde pour moi ! mes enfants le savent et en sourient. C'est grave docteur ?<br /> Bisous l'ami<br /> Nettoue<br /> <br /> <br />
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<br /> Maintenant ça ferait rire.<br /> D'ailleurs ça fait rire.<br /> Salut!<br /> <br /> <br />
D
<br /> Ne pas voter l'entretient encore plus, si les votes blancs ne sont pas comptés. Eternel débat.<br /> Dr WO<br /> <br /> <br />
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<br /> Vous connaissez mon opinion là-dessus. Un système électoral qui refuse l'usage des bulletins blancs, qui refuse qu'on en fasse la propagande, qui refuse même qu'on l'envisage est un système qui<br /> tient les électeurs captifs et les oblige -parce qu'ils veulent quand même utiliser leur droit de vote- à voter pour "le moins pire" au lieu d'avoir le droit de refuser les candidats de la<br /> nomenklatura.<br /> <br /> <br />