Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
La présomption d'innocence dont doit bénéficier DSK implique une présomption de culpabilité de son accusatrice, la femme de ménage porto-ricaine selon les uns, afo-américaine selon les autres, qui a porté plainte contre lui.
Il est rare de voir dans une affaire judiciaire une telle différence de statut social entre les deux parties qui s'accusent l'une l'autre, l'innocence de l'une entraînant nécessairement la culpabilité de l'autre.
Deux mondes qui se côtoient en s'ignorant, s'opposent tout à coup.
DSK est au centre des préoccupations médiatiques et politiques, la femme de chambre ... quoi, la femme de chambre? Ce n'est qu'une femme de chambre!
Et pourtant, c'est sur son accusation que repose la "théorie du complot".
Théorie bien fragile par certains côtés.
Une opération montée longtemps à l'avance? Une femme de ménage soudoyée par des ennemis inconnus (FMI, UMP, PS) pour être présente ce jour-là et jouer la comédie de la victime? Invraisemblable sinon impossible.
Un coup de dernière minute? Quelqu'un qui a reconnu DSK et glisse un billet à la présumée victime pour qu'elle entre dans la chambre et en sorte pour aller porter plainte? Possible mais peu vraisemblable: l'acceptation n'était pas acquise et le refus représentait pour le "comploteur" le risque dêtre lui-même dénoncé.
Un hasard? Une simulatrice qui est entrée avec l'intention de gagner de l'argent facilement en se disant qu'une plainte contre l'occupant d'une chambre à trois mille dollars lui vaudrait une forte somme en réparations.
C'est tombé sur DSK. Cela aurait pu tomber sur un autre.
Mais avec sa réputation ...
Encore plus possible.
Pas de chance!