Les nouvelles qu'on nous donne, ce qu'on peut en faire et en penser sans laisser passer une occasion de ricaner. Et la vie quotidienne, ses hauts et ses bas. Pas vraiment politiquement correct et rarement consensuel.
Depuis le 1er janvier au matin (je me suis couché tôt le 31 décembre), j'ai généreusement distribué mes meilleurs voeux à tous mes parents, amis et connaissances. Certains étaient sincères: santé, bonheur et prospérité pour ceux que j'aime. D'autres l'étaient moins et accompagnés d'un petit sourire proche du ricanement (par exemple à un militant de gauche, j'ai souhaité une victoire écrasante aux prochaines élections).
Ce matin, au marché, j'ai adressé les meilleurs voeux dont je disposais encore aux commerçants et aux chalands que je rencontre tous les vendredis.
Mais mon stock de meilleurs voeux n'est pas inépuisable. Ceux qui me restent, tout en étant d'excellente qualité, ne peuvent justifier le qualificatif de "meilleurs". Disons que c'est du second choix. Un peu comme les marrons glacés un peu cassés quoique succulents qui ne méritent pas d'être enveloppés de papier doré.
Alors, je solde.
C'est pourquoi j'encourage tous ceux qui n'ont pas encore été servis à ne pas tarder pour profiter de l'aubaine.
Les voeux qui me restent sont peut-être un peu défraîchis, certains ne vous feront peut-être pas les douze mois qui restent à courir, vous ne serez peut-être pas à l'abri d'un rhume, le gain au loto n'est pas certain et une franche inversion de la courbe du chômage risque de se faire attendre. Mais cela demeure une affaire.
S'il me reste des fonds de tiroir, des voeux un peu éraflés ou qui ont souffert de l'humidité, je les braderai.
Le reliquat ira à l'abbé Pierre pour ses sans-logis, à l'UNICEF pour les enfants d'Afrique et aux passagers des barcasses qui essaient de gagner Lampedusa.
Mais ce sera sans garantie. Ils devront compter sur l'effet placebo.